Photoreportage : Rencontres


Partie 3
 

Le camp de réfugiés et migrants de Calais


réalisé pour GSF


Début janvier 2016

Photoreportage : Rencontres (partie 3), réalisé pour GSF

Rappel du contexte du reportage : 

Ce reportage est réalisé pour Gynécologie sans frontières (GSF), il sera composé d'au moins deux séries de 5 jours entre Janvier et Février 2016. Le premier propos de ce reportage est de faire un état des lieux de la situation sur place, de mettre en avant le travail réalisé par les sages-femmes et gynécologues de GSF. En effet leur travail consiste à surveiller les femmes enceintes, à détecter des violences éventuelles et à traiter des MST.
 
Comprendre et appréhender le travail et la cohésion nécessaire entre les  ONG, associations et élus locaux sur place est primodiale. Pour cela, en plus d'un long  travail d'intégration sur le terrain, j'ai eu la chance d'assister à de nombreuses réunions en mairie et entre associations afin de mieux comprendre le contexte politique et associatif sur place.


Le second propos et non le moindre sera de s'intégrer auprès de familles et/ou groupes de réfugiés afin de comprendre "concrêtement" leurs conditions de vies vues de l'intérieur mais aussi la façon dont ils ressentent les choses. C'est alors un travail long et laborieux qui commence : des journées entières à discuter, à être assis et regarder la vie évoluer, à aider, à manger, à partager des instants de vie(s)...


Me revient alors plus fortement cette phrase de Reza : 

"Avoir la patience, rester au milieu des guerres, des fêtes, des pleurs, des cris, de la vie et ne devenir qu'une caisse de résonance visuelle, tel est mon rôle."  Reza

 

Retrouvez ici l'article précédent sur le reportage :

Photoreportage : Rencontres (partie 3), réalisé pour GSF

L'état fournit à chaque personne migrante ou réfugiée qui le veut un repas par jour. Sur place, avec le froid on se rend très vite compte que c'est très, voir trop peu. De nombreuses associations et initiatives individuelles locales (particuliers, restaurants, supermarché) ou européennes (anglais, allemands, français) coopèrent pour combler le manque. Cette coopération n'est malheuresement pas assez organisée et beaucoup de gachis est fait sur place. Les quantités de chaque aliment n'étant pas assez optimisées...

le camp de calais, la grille qui sépare les baraquements des futurs logements temporairesle camp de calais, la grille qui sépare les baraquements des futurs logements temporaires

le camp de calais, la grille qui sépare les baraquements des futurs logements temporaires

Nous sommes le long des nouveaux logements prévus pour les personnes migrantes du camp de calais. Cette initiative est perçue dans le camp de façon relativement mitigée : pour rentrer dans les baraquements il faudra passer son doigt sur un détecteur d'empreintes digitales, beaucoup ont peur de se faire alors ficher et retrouver.

Photoreportage : Rencontres (partie 3), réalisé pour GSF

Certaines zones sont réputées la nuit comme beaucoup plus dangereuses que d'autres. Le travail des équipes humanitaires est aussi de les trouver, s'y intégrer et répérer les personnes retranchées dans leur difficulté.

Tag(s) : #Reportage, #France, #calais, #aide au développement, #humanitaire, #réfugiés, #camp, #GSF

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